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mardi, 25 décembre 2007

Joyeuses fêtes de fin d'année !

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N.B: ce blog n'est pas mort. Mais, mais... l'inspiration n'y est plus ! Reste, en effet, à voir ce que donnera l'année 2008. Car pas envie d'être le relayeur d'une actualité mondiale toujours aussi piteuse.

Même la bonne nouvelle que j'étais en droit d'attendre en cette année 2007 - qui ferait bien de s'achever - n'a pas été au rendez-vous: figurez-vous que nos amis les français n'ont même pas été fichus de porter une femme (en plus de gauche. Bon sang!) à la présidence de leur République (de plouc ?) [Bon OK, je me lâche un peu là!]

Ils vont donc devoir se coltiner pendant cinq années le "nabot" de l'Elysée qui tel un bon scénariste d'Hollywood est décidé à leur raconter des histoires... Triste monde !

 Allez, joyeuses fêtes (tout de même) !!!

lundi, 13 août 2007

Un exemple de probité en politique

C'est véritablement un "sacré coup de coeur" que j'exprime à l'égard de cet homme politique que beaucoup se satisfaisaient à trouver mou au moment de son élection en avril 2004 ou se plaisaient simplement à mettre en doute sa capacité à tenir l'Espagne. C'est vrai que José Luis Rodríguez Zapatero a été élu dans des circonstances particulières, trois jours après les attentats terroristes meurtriers du 11 mars 2004 à Madrid qui avaient precipité la chute de son devancier donné alors triomphateur dans les enquêtes d'opinion.

Zapatero fait pour moi figure d'exception dans le paysage politique européen. D'apparence timide, introverti, réfléchi et jamais démagogique, il se distingue fortement de ses homologues continentaux par sa capacité à respecter la parode donnée. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les hommes et femmes politiques actuels se laissent volontiers aller à des promesses électorales qu'ils ne se soucieront guère de mettre en oeuvre une fois en situation. C'est ce que l'on appelle de la malhonnêtété.

Son gouvernement s'active à faire déboulonner successivement les status équestres du dictature Francisco Franco. C'est donc bien en cohérence avec le projet de loi adopté rendant justice aux victimes du franquisme: indemnisation des familles de fusillés, ouverture de fosses communes de la Guerre Civile, etc.


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On n'est pas obligé de partager les positions politiques de Zapatero mais la moindre de chose que l'on attend d'un homme ou d'une femme politique une fois amené démocratique au pouvoir c'est qu'il respect ses promesses électorales. Le premier ministre espagnol est tout au moins l'exemple de cette probité. En à peine deux ans passées au pouvoir le voilà qui a réussi à appliquer les grandes lignes de son mandat politique. N'est-ce pas qu'il avait fait, par exemple, la promesse de retirer de l'Irak les militaires espagnols engagés par son prédécesseur José María Aznar ?

En homme de gauche, Zapatero avait fait la promesse de légaliser le mariage homosexuel avec droit à l'adoption [dans la très catholique Espagne] et bien c'est le cas depuis un moment. Il ne s'est pas non plus gêné de normaliser la situation, que l'on imagine dramatique, de sept cents mille - 700.000 - sans-papiers qui vivaient dans la péninsule ibérique. Sans parler de la réduction dans les écoles du poids de la religion. On peut citer également l'offre de dialogue visant à en finir avec le terrorisme basque de l'ETA...

Que demander d'autre à un poltique sinon que de le voir respecter les électeurs par la mise en oeuvre de ses promesses lui ayant permis d'arriver au pouvoir. Combien d'hommes et femmes politiques, aujourd'hui, peuvent se targuer d'avoir été - ou d'être - honnêtes (avec eux-mêmes) pendant leur mandat politique ?

jeudi, 04 janvier 2007

De Kofi Annan à Ban Ki-moon

Exit Kofi Annan qui a fait ses deux mandats. L'Organisation des Nations Unies s'est choisie un nouveau Secrétaire général, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, qui commence déjà à faire parler de lui sur la question de la peine de mort, tant il a tacitement refusé de condamner la pendaison du feu dictateur irakien. Il a depuis tenté de rattraper le coup. C'est en tout cas bien parti pour une décrédibilisation de plus de l'ONU...

Car les Nations Unies donnent depuis quelques années le sentiment d'être dans un cul-de-sac pour ce qui est de la crédibilité de sa parole. Sentiment tout de suite renforcé par l'intervention unilatérale de l'armée américaine en Irak qui a eu pour effet, entre autres, de fragiliser davantage l'image de marque de cette organisation.

Je suis facilement tenté de comparer l'ONU à un "grand machin" dont le rôle dans la prise en compte des grands changements du monde n'est que de plus flou. On a à faire à une institution - au combien importante -  qui ne s'est plus réellement reformée depuis plusieurs années alors que les rapports de forces entre différentes nations ont tant changé. Sinon qu'ils ont même tendance à s'inverser.


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Il avait essayé d'envisager quelques reformes, le pauvre Kofi Annan. Mais la machine est telle qu'elle vous broie. Pourtant, ils sont presque tous d'accord, nos puissants, pour reconnaître à cette organisation des améliorations importantes qui s'imposent à elle. Par exemple, celle de faire la place qu'il convient aux nouveaux pays émergents - tel le Brésil - pour qu'ils n'aient plus l'impression de compter pour du beurre. Ce qui est un peu le cas aujourd'hui.

La chute - à juste titre - de l'Union soviétique n'est pas pour rien dans le bouleversement du monde qui implique à l'ONU d'en tenir compte. Fini la peur du rouge! Il n'y a plus de menace clairement identifiée qui jadis permettait aux grandes puissances - et à chacun - de se positionner en fonction. Le monde n'est plus structuré en deux blocs (du moins dans sa forme ancienne). Même que [et pan sur le bec!] les pensées (néo-)conservatrices et (néo-)réactionnaires longtemps désorientaient par ce bouleversement ne sachant plus en opposition à quelle peur tenir et oilà que la naissance et l'expansion du "terrorisme islamiste" n'est pas moins à aligner sur la fine ligne du combat contre le "communisme" afin de nous servir à nouveau la même vieille recette du deux blocs, deux visions. Pas plus. Et le maniement de l'ambigüité entre "islam" comme religion et "terrorisme" pour troubler encore plus le jeu...

La lutte légitime contre le terrorisme islamiste ne doit pas se faire au profit du développement des pensées les plus conservatrices et réactionnaires. Refuser à ces gens là de nous refaire le coup de la bipolarisation du monde avec d'un côté "les bons" que nous serions et de l'autre "l'islam et les islamistes". [comme en remplacement au communisme]. Non, pas à deux fois! La lutte contre l'un n'empêche pas celle de l'autre. Sans faire de comparaison ou de confusion.

 
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